Dans une chambre en clair-obscur, deux personnages partagent un lit défait. Leur respiration, leurs battements de cœur capturés par un stéthomicrophone se mêlent aux bruits de la chambre, devenant le fil rouge sonore. Les personnages échangent par intermittence sur des thèmes liés à l’intime : gestes, corps, sensations de lieux, paysages intérieurs et extérieur, soin, amitié. Les silences s’imposent entre leurs mots, amplifiés par les sons organiques qui deviennent alors la voix principale. Chaque silence laisse place au pouls, au souffle, comme si le spectateur devenait l’écho de ces vies intérieures.
Avec Simon Parmentier et Aloïs Butaux
Le son est au cœur de l’œuvre. Les battements de cœur, enregistrés par les stéthomicrophones, jouent un rôle fondamental. Ces sons, à la fois mécaniques et profondément humains, matérialisent l’intimité. La parole, lorsqu’elle intervient, est fragmentée. Elle ressemble moins à un dialogue qu’à une réflexion à voix haute, ponctuée de silences. Ces moments de pause permettent à la bande sonore de prendre toute son ampleur. La perception du spectateur est ainsi immergée dans une expérience amplifiée, intime et enveloppante. Pas de grande déclaration entre les personnages, mais plutôt une réflexion à voix haute pour sortir de la solitude. La mise en scène d’un moment pour parler de quelque chose de plus grand qu’eux.