L’assomption de la vierge

Feuillage de bambou, drisse blanche 250 x 90 cm, 2017

 

Au sol, cette pièce compacte paraît lourde et maladroite. Une fois élevée et accrochée, elle perd tous ces aspects. L’élévation des formes du sol au mur en a fait des bas-reliefs, des bouquets, des statues. Les fagots font penser à de la sculpture classique et baroque réinterprétée. Le titre fait référence au tableau de Nicolas Poussin. Il y a une grande frontalité dans la composition de cette peinture. La vierge semble s’élever par elle-même, à peine soutenue par les anges. C’est ce dernier soulèvement de l’être qui m’intéresse particulièrement. La sculpture acquiert un aspect anthropomorphique et mystique. Le feuillage devient aussi bien un fagot de paille, qu’un épouvantail. La forme est à la frontière entre la vierge en extase et la sorcière.

Laure Subreville