Les singes

Feuillage de bambou, tronc de bambou, élastique noir, 2017

laure subreville singe installation feuillage bambou bete combat

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J’ai d’abord écris une série de textes nommée Les singes. Ces singes sont une analogie avec mon processus de travail. Partie du postulat que lorsqu’ une pièce devient autonome et prend le dessus, elle se met à crier sur moi. Je vois ces formes comme une bande de singes hurleurs. À partir de ces écrits, sont apparues de nouvelles formes anthropomorphes, à l’échelle d’un corps. À l’image de mes sculptures, les singes de mes textes sont des monstres bruyants de feuillage, inquiétants, non détaillés et contraints par différentes tensions. Matérialiser mes singes est une façon de leur faire face. Je les convoque dans l’espace, je leur donne un corps, un poids. Je les embroche comme on présente des trophées de chasse. Cette matière textuelle essentielle à mon travail n’est plus en retrait, sous-jacente, mais bien incarnée. Ces épouvantails sont inspirés des Krampus des fêtes vernaculaires autrichiennes dans Kranky Klaus de Cameron Jamie, ainsi que du grand bûcher sacrificiel dans le film The wicker man de Robin Hardy (1973).

Laure Subreville